Voici BARNABÉ, notre chaton warrior de presque 4 mois.
Il a été trouvé par notre bénévole Chrystel sous la pluie tout mouillé devant le collège de son fils à Saint-Pierre. Il est devenu Sauvadien. Le lendemain, le petit a dû être conduit en urgence chez le vétérinaire, il semblait inconscient et n’avait plus aucun réflexe. On le croyait mourant et après 24h d’hospitalisation, il s’est mis à courir et à jouer de retour chez sa famille d’accueil. Il revient donc de loin, il a sûrement été victime d’un choc toxique en raison d’une forte infestation de parasites intestinaux.
Barnabé proclame qu’il est un membre essentiel à la survie de toute famille :
« Bonjour Peuple.
MOI, SIR Barnabé, survivant d’un destin tragique et être d’exception, daigne vous informer que je repose le jour mon royal petit corps après une nuit de labeur intense. Car oui, tandis que vous dormiez paisiblement, MOI, j’ai veillé sur mon foyer. J’ai surveillé mon humaine provisoire, m’assurant qu’elle respirait correctement. Face à son manque de réactivité inquiétant, j’ai été contraint d’intervenir : quelques coups de patte délicats au visage, ainsi que de légers mordillements de nez. Sans moi… qui sait ce qu’il serait advenu ?
À 5 h 30 précises, j’ai estimé que l’ensemble du foyer avait suffisamment dormi. J’ai donc, avec une élégance certaine, entamé quelques vocalises aiguës, puissantes et parfaitement maîtrisées, afin de signaler qu’il était grand temps de me servir mon petit déjeuner. Il va sans dire que mes exigences sont parfaitement légitimes, surtout pour un survivant de mon rang.
Une fois sustanté, j’ai entrepris une séance de jogging, ponctuée de sprints d’une grâce remarquable, afin d’entretenir mon physique d’exception. J’ai également effectué plusieurs passages stratégiques entre les jambes de mon humaine, dans le noble but de tester ses réflexes (qui restent, hélas, perfectibles).
Je m’accorde désormais un repos bien mérité jusqu’à ma prochaine collation… ou jusqu’à ce que ce foyer nécessite, une fois de plus, mon intervention salvatrice.
N’oubliez jamais : si je suis encore parmi vous aujourd’hui, c’est parce que je suis exceptionnel. Vous pouvez me remercier, moi Sir Barnabé, survivant, héros… et clairement Être supérieur. »
